"Le rôle d'un ami c'est de se trouver à vos cotes quand vous êtes dans l'erreur, puisque tout le monde sera à côté de vous quand vous aurez raison".
Mark Twain
Je ne sais pas si c'est moi qui ai fais une erreur. J'ignore si elle résulte de toi. Mais je suis sure que notre amitié n'en est pas une.
Au fil des jours, j'ai eu l'impression de te perdre, ton sourire était toujours bel et bien présent mais toi tu n'étais plus vraiment derrière pour l'éclairer. On apprend parfois des choses des autres, des choses qui nous déçoivent, mais qui nous blessent surtout, parce qu'on a cette égoiste impression d'avoir fait l'erreur de t'offrir notre confiance. Ou celle de ne pas mériter ton amitié, parce que peut être que tu as eu l'impression d'être exclue ou isolée.
On pourrait t'en vouloir comme tu pourrais nous en vouloir. Mais quand je pense à toi, je ne t'imagine pas te confier à d'autres sur notre amitié, je nous imagine, nous. Tous nos moments, les confidences et les fous rires.
Du voyage à Avignon, à nos soirées alcoolisées en pensant par nos moments quotidiens qui d'anodins deviennent de véritables cadeaux.
J'ignore si nous avons été si méchantes que tu ne l'as raconté (en tous les cas je ne l'espère vraiment pas), je ne sais pas si tu avais un besoin légitime de te confier parce que tu sentais que nous nous écartions de toi, je ne me rapelle plus le moment où notre chemin a commencé à se séparer.
Mais qu'importe. Je ne t'en veux pas. Je n'en veux à personne.
J'en veux simplement au temps, qui s'enfuit, qui s'en fout, et qui laisse derrière nous des souvenirs qui devraient être futurs mais qui ne sont plus.